Location d’un scooter de qualité de la marque Honda, très prisé des conducteurs locaux, chez un des nombreux loueurs au centre historique d’Hanoï, pour 1 mois 250€, trajet Hanoï/Saïgon. L’entreprise de location est de taille moyenne avec plusieurs succursales dans les grandes villes, possibilité de faire un contrôle à chaque destination où il y a une succursale. Dépôt de garantie de 500€, comme le casque offert est rudimentaire, j’ai acheté un de bonne qualité en occasion pour 20€. Le parcours est d’environ 3000km en comptant des passages dans des villages et sites d’intérêt. Possibilité d’appeler le loueur à tout instant pour dépannage et conseil.
Choix entre acheter une occasion ou louer une occasion. J’ai opté pour la location parce que je ne compte pas rester longtemps, offre d’assistance en cas de problème, quand on achète il faut un contrôle avant achat à la recherche d’éventuel défaut, à la fin il faut s’investir pour revendre. Comme la location fait environ 8€/jour, je ne suis pas indifférent à cette somme à chaque fois que je dépense à peu près la même somme une nuit à l’auberge.
L’immense circulation de scooters crée une nouvelle activité, le gareur et gardien de scooters sur les trottoirs. Les grandes villes sont une fourmilière à scooters.
Sur le chemin souvent des groupes de jeunes voyageurs occidentaux toujours bruyants en prenant des selfies, aux restaurants, temples, places, magasins. Souvent un qui dans le dortoir parlant au téléphone sans kit main libre le soir ou matin des paroles déchettiques, on dirait le chinois dans les romans de Houellebecq. Les chinoiseries sont toutes relatives selon la situation géographique et la culture, ici au Vietnam ces jeunes occidentaux sont et font des françaiseries, des allemanderies ou des anglaiseries.
Il y a autant d’hommes bavards que de femme, le smartphone a bien changé le comportement masculin. Il a fait l’exploit de rendre bavard même les hommes chinois jadis mutiques. Comment ébranler une légende autiste. Les hommes en voulant plaire imitent et spéculent la parole veine. Donner la possibilité de parler gratuitement à l’infinie a tué le laconisme.
Quand on est seul il y a moins de chance d’accident qu’avec un groupe, dans le groupe les lents doivent suivrent les rapides. C’est l’obligation pour les lents de suivre une allure imposée qui leur fait commettre la faute, l’erreur, l’accident. Puisque l’allure imposée est toujours plus rapide qu’on souhaite, or ceux qui vont rapides ont plus d’accidents que ceux qui sont lents. Il y a dans le groupe toujours une recherche de puissance plus grande que l’individu seul, cela veut dire prise de risque plus grand, plus insensé. Le fait de savoir que quelqu’un vous portera secours est en soi une bonne chose mais est également un défaut car vous réduisez votre vigilance et vous serez vite victime de votre imprudence.
En campagne certain roule en carcasse, vieux métal rouillé, moteur à vapeur bricolé, assemblage d’ossature chancelante, le bruit des bulles très sonores, au lieu de Vroum ! Vroum ! Vroum ! Ça fait Bok ! Bok ! Bok ! Tel un bateau à vapeur à son passage. Les gens sont tellement fous de ce deux roues à moteur qu’à chaque mort, ils déploient mille manières pour le faire revivre, ces nombreux essais et expérimentations chirurgicales pour le ramener à la vie font parfois de lui une sorte de frankeinstein roulant.
Le casque colonial porté par les Vietnamiens n’est en rien haineux et symbolique, ils portent comme une arme prise sur l’adversaire, les vêtements, les équipements, c’est le côté utilitaire et fonctionnaliste qui a pris le dessus sur l’historique et le symbolique. Il n’y a pas grand chose à spéculer, le symbolisme historique est présent mais joue un rôle mineur que souvent les occidentaux pensent l’inverse.
Trip scooter le 09/04/19. Première recharge essence 50k (50 000 Dong environ 2€). Premier jour, commencé vers 12h car tout le matin occupé à renvoyer des vêtements par la poste pour baisser le volume et poids du backpack, une carte postale que j’ai peut-être oublié de mettre l’adresse, change de devise. Recherche des agences de voyage pour voir le prix du renouvellement visa. Comme les agences de voyage sont trop chers pour le renouvellement du visa je décide d’aller faire le renouvellement moi-même en scooter à la frontière chinois depuis la ville frontalière du Vietnam Lang Son. J’ai d’abord construit un itinéraire en passant par plusieurs villes en vue de cette objectif. Hanoï/Ba Be, 5h environ 200km
10/04 – Ba Be/Cao Bang, 1 plein essence 50k, arrêt en cours de route sur Doc Ve et Bac Kan pour pharmacie médicament contre démangeaison mais aucun n’en possède. Cao Bang hôpital pour boutons de démangeaison, prescription médicament pilule et topique, effet satisfaisant. 40k consultation et prescription.
Beaucoup de montagnes, montées et descentes, météo bonne, condition de route très bonne tout est bitumé presque neuf contrastant avec la vie des locaux, paysage en majorité verte.
11/04. Homestay à Hung quoc gate, départ vers 14h, arrivé 16h.
12/04. Sortie scooter à 12h, depuis Classique Homestay à Angel Eye Hole environ 1h, puis direction Chutes de Ban Gioc 1h30, retour Homestay 2h de trajet, très froid, pas assez prévu de vêtements chauds, les 3h30 de trajet aller retour un calvaire, arrivé vers 18h30 très fatigué, les yeux en cernes. 1 plein d’essence. Tout de suite au lit.
La vitesse, la hauteur et le vent font baisser la température, plus la nuit tombe plus il y a d’insectes volants sur le passage, ils sont parfois comme des drones en stationnement, sans casque visière on prend toutes sortes d’insectes sur la figure, des gros comme des petits,toujours un danger potentiel latent. Ceux qui portent un casque sans visière car peu coûteux, portent un masque chirurgical épais. Le froid atteint en premier les parties saillantes du corps, une partie des doigts se gèle et perdent en sensibilité. Les yeux fouettés par le vent se fatiguent plus vites et des larmes coulent naturellement pour évacuer la poussière, les oreilles bourdonnent causées par la vitesse et le bruit assourdissant du vent, il faudrait des boules quies mais on aurait du mal à entendre les indispensables klaxons. A partir d’une heure et demi la douleur aux fesses, inconfort, changer de position moins douloureuse, la douleur est semblable à une post-anesthésie.
13/04. Sortie vers 9h, homestay à Dong Khe 1h, puis Homestay Bac Son 2h.
14/04. Arrivé à Lang Son au Then and now homestay vers l’après-midi 15h30, installation, visite alentour, dîner homestay avec un néerlandais et français. L’ensemble du homestay très bien mais nuit difficile, chaleur, moustiques, orages, réveillé matin à 7h.
15/04. Petit-déjeuner homestay, sorti vers 13h pour déjeuner, découverte alentour plus vaste, passage montagne, promenade autour de la ville, grand parc en hauteur avec vue sur la ville.
16/04. Troisième nuits homestay, petit-déjeuner au homestay du riz gluant grisâtre, sortie promenade vers 12h, encore un grand tour d’environ 3h, trois fois urines violets depuis matin, le soir la couleur reprend normal, petite frayeur, les journées commencent à devenir longues, n’arrive pas à se concentrer sur quelque chose, un peu de lecture, volonté d’écrire ne vient pas.
17/04. Pas grand chose, dormi pendant la journée, sortie promenade, goût de lecture revenu en début de soirée avec La morale Anarchiste, un peu d’écriture.
Into the wild, il a tout quitter pour la liberté, mais a payé de sa vie. C’est l’habitude de l’homme dans la vie en société qui a fait perdre de vue sa liberté, la nature de tout être est d’être libre, il ne s’est pas retiré du monde, l’habitude l’a éteint, fait perdre même l’instinct d’être libre, il y aura toujours quelqu’un où la liberté renaîtra en lui. De la servitude volontaire.
18/04. Réveillé à 6h19, sortie en scooter direction frontière chinoise pour refaire visa 1 mois, 30min aller et 30min retour, tout s’est bien passé, tampon de sortie douane puis entré tout de suite à la frontière d’entrée sans passé par la frontière chinoise, donc pas besoin de visa chinois si on peut revenir nous-même avec un moyen de transport autonome. Retour au homestay 9h30. Direction l’Ile Cat Ba, environ 200km, 5h de route. 2 plein de 50k, il reste la moitié de la deuxième, un plein doit faire 100km.
19/04. Cat Ba Island, île balnéaire beaucoup de touristes occidentaux, les femmes aiment ces îles aménagées où il y a de la chaleur pour montrer leur corps, la plage comme terre d’apparence, la peau féminine semblable au sable fin, attire le regard mais fuit au toucher, lieu où la femme peut pousser les limites de la sensualité, celle-ci est inversement proportionnelle à l’accessibilité, l’idéal, l’utopique, l’onirique, est-ce la plage qui attire la femme ou l’inverse. Lieu qui condamne l’homme à rester dans l’enfer de la tentation, insoutenables pulsions, appel et annihile la force primitive de tous ceux qui soutiennent son regard, lieu d’éducation civile, courtoisie pour obtenir les faveurs de la chair. Enchaîné par la morale, passion animal bridé et policée par la pudeur.
Dans l’histoire du Vietnam, la Chine occupe une grande place avec presque un millénaire de présence. Peut-on encore parler d’occupation si sa présence est d’un millénaire ? Les francs ont moins occupé la Gaule pour que la Gaule soit française. Son étoile jaune sur fond rouge pourrait bien être la sixième étoile du drapeau chinois. Quand est-ce qu’un usurpateur devient légitime ? Le Vietnam a une saveur particulière parce qu’il y a de la Chine et de la France, c’est l’extrême orient et l’extrême occident.
19/04. Visite Fort Cannon au sommet de l’île, vers 11h bateau Cat Ba à Viet Haï pour une randonnée au nord puis à l’est au park national, environ 4h, d’une difficulté presque intenable dans la forêt avec des montées et descentes, humidité et chaleur, fatigue même au repos, une seule petite bouteille d’eau très vite à sec, largement insuffisant, je transpire à chaque pas alors que je n’ai plus d’eau, mon corps s’assèche, le terrain glissant à cause de l’humidité, le monde de la forêt me suit, toutes sortes d’insectes volants et terrestres me prennent pour un banquet, des petites synthèses un peu partout. J’ai mis un sweat à manches longues et capuches pour éviter de me faire piquer, le spray antimoustique empêche ma peau de respirer, la chaleur est plus vive sur les parties imprégnées. A chaque difficulté j’ai peur que mon corps lache, les battements du cœur me viennent aux oreilles, plusieurs pauses nécessaires ont redonné espoir et courage à ce corps faible , lancinant, défaillant, chaque pas est une avancée dans l’abîme.
Les moustiques attirés par la chaleur, c’est-à-dire l’énergie, en piquant volent la notre, le sang apporte les nutriments au corps. C’est un voleur parce qu’il ne produit pas, ne cultive pas lui-même sa nourriture mais va le voler chez un autre. La chaîne alimentaire chez les animaux n’est pas uniquement faite de meurtre mais aussi de vole. Pourquoi la nature dans sa perfection a-t-elle créé cette être si laid par ses actes ? Sa vie est de voler, ce vol est une nécessité, si elle ne vol pas elle meurt de faim. La nature ne lui a doté d’aucun outil pour le travail, tout chez lui est disposé pour le vol. Ce vol est confondu avec le travail, ou peut-être qu’on ne peut pas parler de métier si c’est du vol. Le vol est sa raison d’être. Mais ce vol est tellement petit qu’il est indolore chez son hôte, malgré que le vol est toujours fait à l’insue, le voleur laisse toujours une marque, une révélation de son vol par la démangeaison, le volé sait toujours le passage du voleur et l’objet du vol, l’objet est toujours le même l’énergie. Comme Prométhée a volé le feu, ce vol a donné une trop grande puissance à l’homme. Par l’intermédiaire d’un autre vol, la nature a voulu reprendre une part de ce qui lui revient causé par le vol originel.
20/04. Mai Chau, tout le panorama est monopolisé par la culture des champs de riz, des gigantesques carrures de pierres en arrière plan, comme une forteresse d’ombres dans l’horizon lointain.
Trekking montagne avec un colocataire vietnamien du dortoir, difficulté technique d’une montagne à première vue facile, des escaliers en pierre bricolée à moitié usée, pas de garde-corps, tout était mouillé, glissant, presque instable, les passages mals disposés. Mon compagnon avait des chaussures de randonnée neuf marque de distributeur Décathlon, on dirait des patins à glace, tombé plusieurs fois lors de la descente, un passage à priori simple il chuta par glissade sur une sortie de pente sans issue, il a eu heureusement le réflexe de s’accrocher sur des lianes, j’étais là pour le ramener. Bilan éraflures de la paume des mains mais superficielles, plus de peur que de mal.
21/04. Ba Thuoc, petit homestay un peu plus cher que les autres, arrivé vers 14h, la maison flotte sur l’eau, tout en bambou avec toit de chaume, nuit fraîche, quelques grenouilles tintamarre coassants, je les sent juste à côté séparé par la fine couche tressée de chaumes, des mouvements, des plongeons. A la fois une ferme d’élevage de canards, le bourg village est même reconnu pour ses canards, en y promenant d’autres familles en élèves. Depuis l’éclosion des œufs par une machine qui fait office de mère couvreuse sur plusieurs rangées des centaines d’œufs. Une femme prend le relais après l’éclosion, j’ai eu l’occasion de toucher les nouveaux nés, leur bec était encore mou, leurs futur plumages encore des poils duveteux. Environ huit mois d’élevage pour être adulte et vendre 2€/kg.
15h parti à pied pour un Waterfall environ 5km une heure de marche, à l’arrivée le ciel grondait d’orages, les nuages sombres, le jour aussitôt recouvert d’une toile d’ombre, les ténèbres se fissuraient par instant par éclairs et tonnères, des feux d’artifice dans l’obscurité, heureux de marcher dans la nuit, je courais pour attraper le temps perdu. Mouillé je me senti plus vivace, trempé j’avançais entre les grosses gouttes, le vent violent, le demi-jour tonitruants. Ravie, j’aurais aimé traîner encore un peu.
22/04 Ninh Binh. Homestay : Trang An nature house, en pleine compagne, proximité lac et montagne en granite, calme, bon dîner copieux, petit déjeuner faible, 3€/nuit sympa.
Le centre ville est comme mort, tout le monde circule en scooter ou voiture, personne dans la rue, autant de magasin ouvert que fermé, presque pas de client dans ceux qui sont ouverts, son attractivité est à l’ouest en compagne, ses rizières, montagnes, cours d’eaux, lacs, la route est neuve et large, entrées des sites touristiques chers.
En parcourant les champs de rizières, souvent une tombe dans le champs même, de même quelques tombeaux au flanc d’une montagne fortement pentée
23/04. 2ieme jour à Ninh Binh, changement homestay, plus près de la ville pour visite au lieu des sites touristiques de la compagne trop cher 100k dongs minimum alors que la moyenne est 40k, personne au centre ville dans l’après-midi car trop chaud, les personnes commencent à sortir à partir de 17h l’heure où le soleil commence à s’éloigner, où la chaleur est plus supportable pour les locaux, quant aux touristes rien ne les arrêtent, leur corps à découvert, peau plus huilée sur plusieurs couches de crème solaire, pour les locaux ils doivent être aussi étranges que la combinaison des chinoises pour se protéger contre le soleil dans les plages.
24/04. Vinh, voulant prendre le bus pour aller à Vinh, plus de 600k dongs, 8h, arrivé vers 4am, finalement le trajet en scooter est plus judicieux : 4h, 100k d’essence, arrivé vers 13h. Pour une fois Thanh Dat 2 Hotel, chambre privée avec tout confort, note Booking.com 8,3 est trop sous-notée, ça vaut 9,5.
Sortie à 8h en pensant le matin plus frais, le soleil pas encore tout à fait levé, mais il n’en est rien, ses rayons brûle déjà la peau, insupportable après une demi-heure d’exposition en t-shirt j’ai dû mettre par dessus un sweat manche longue, pantalon pour remplacer le short, écharpe au cou et gants, seule remède contre les rayons brûlants. Quand on est touché la brûlure s’installe même dans l’ombre il y a toujours la douleur du brûlure, tous les sens se focalisent sur les zones douloureuses, il n’est plus possible de se concentrer sur autre chose que le mal.
25/04. Sortie de l’hotel vers 12h pour 4h de conduite à Phong Nha, Central Backpacker Hostel. Quasi accident durant le trajet, un conducteur scooter s’arrête tout d’un coup au milieu de la route, à sa gauche un mur de béton à la hauteur de la taille, il avait le choix entre une sortie perpendiculaire à sa droite ou continuer tout droit, il a bien pris son temps, moi derrière à 70km/h, j’aurais mieux aimé rentrer dans le tas. Il réfléchit, planté là au milieu de la route, j’enchaîne les klaxons, sachant qu’il n’est pas décidé à bouger, je tourne à gauche pour le dépasser, au même instant je n’ai pas vu arrivé une voiture presque à ma hauteur entrain de me dépasser, dans la précipitation de la manœuvre je n’ai pas pu regarder sur le rétroviseur gauche ni l’angle mort. Frôlé à un micromètre, des gouttes de sueur froide, je tourne la tête en arrière prêt à soulager par des insultes mais trop tard, déjà trop loin…trop dégoûté.
Pas mal de conducteurs s’insèrent sur la route sans regarder l’activité de la route, j’ai failli en écraser plusieurs, plus de peur que de mal, parfois j’aimerais en faire un exemple pour donner une leçon aux autres, un fantasme.
Arrivé vers 16h, assez de nuages pour dissiper la chaleur, quelques brises fraîches.
26/04. Première nuit à Phong Nha, dès matin 7h on ressent bien les 27° qui écrase, temps clair. Petit-déjeuner pris je retourne vite dans le dortoir où il y a la climatisation. Après 2 cafés, installé au lit, température idéale, lecture jusqu’à 10h, puis balade vélo qui à pris une demi-journée, tubing avec un américain du Vermount, pendant une heure sur une fleuve dont le courant ne bougeait presque pas, j’ai dû ramer des mains et des pieds pour accélérer un peu, vers midi le soleil tapait à fond, torse nu je pensais me mouiller fréquemment pour se protéger mais les gouttes d’eau sur le corps sont totalement impuissantes, petit coup de soleil sur toutes les parties à découvert. L’américain Deal connaît bien le tubing puisque c’est dans sa ville natale où le nouveau genre de farniente est né, musique Killers sur smartphone avec deux canettes de bière, moi une grande bouteille d’eau fraîche.
27/04. Deuxième nuit à Phong Nha au Central Backpackers Hostel, agréable mais un peu bruyant la nuit à cause de la musique du rez-de-chaussée qui résonne au premier étage, piscine en pleine air dont l’eau est la plus chaude de toutes les piscines connues. Départ vers 10h pour arriver à Hue vers 14h.
A 80km/h le vent est comme des mains invisibles qui essaient de vous faire pencher d’un côté l’autre, ennemi de l’équilibre, alors qu’elle est votre meilleur alliée contre la chaleur, par instant devient superbement traître.
28/04. Deuxième nuit à Nam Phuong Riverside Villa à Hue, capitale impériale, un pont en fer réalisé par Gustave Effel, visite palais impérial, on dirait une annexe de la cité interdite de Pékin. 5,5€ l’entrée c’est le site le plus cher que j’ai visité au Vietnam, pas grand chose à voir, exposition photos des maîtres du lieu prisent par des colons français, conservation architecturale de qualité médiocre, à savoir qu’il a beaucoup été reconstruit. Sa taille correspondrait plus à un royaume qu’un empire. Les photos montrent une image défavoble de l’empire, le palais mal entretenu, ses soldats en gardes le visage perdu, leur uniforme négligée, les images parlent d’un empire en déclin.
Des tombes d’empereur, des temples, après réflexion j’ai décidé de seulement promener dans la ville, la partie plus éloignée du centre, à l’est et au sud pour remonter au nord.
Beaucoup de feux et fumés sur la route de compagne, à l’intérieur de la ville, village, au lieu de jeter des choses inutiles ou déchets aux ordures, ils mettent le feu en plein trottoir, parfois de grandes fumées nuisibles et gênantes.
Une unique raille au milieu de la ville, de chaque côté des habitations, commerces souvenirs, bars, restaurants. Vestige du temps qu’on veut garder.
29/04. Quitte Hue pour Da Nang. Sur la route toujours un qui prend en sens inverse, mais se culpabilise en roulant au ralenti. Sur un scooter les passagers s’empilent presque indéfiniment.
Le klaxon des voitures, camions, poid-lourds est fantaisiste, une tonalité avec des échos, musical, alarmant, suspense.
30/04. Da Nang à Hoi An au Little Leo, 40min de trajet, 40km, contraste des deux villes à 40km de distance, l’ancien et le moderne, Hoi An traditionnelle campagne animée aux alentours mer, lacs, fleuves. Da Nang est une ville Vietnamienne urbanisée et moderne.
Le presque accident fait partie de la normalité, dans mon cas la majorité des quasi-accidents ne se concrétisent pas, c’est comme aux jeux de hasard, les accidents sont toujours évités de justesse. La conduite de scooter est un mélange de hasard et de prudence.
01/05. 1er nuit à Hoi An, une jeune française de Bordeaux fait du VIE à l’auberge, le vieux quartier est petit, le petit pont japonais est l’exemple, rien à voir avec les géants américains de Brooklyn ou de San Francisco, ni même ceux de Paris qui sont toujours à l’échelle au dessus. Les rares maisonnettes hautes font trois étages. vieillesse et petitesse dominent, couleurs claires dans le jaune usé, quelques murs verts, bleus. Parées mais pas à outrances, c’est modérément kitsch, du moins à l’extérieur, seule les temples japonais dégagent cette atmosphère d’austérité similaire aux temples de la Grèce antique, temples romains, les rides du temps visibles sur les murs de béton, tout est envahi par les petites échoppes, commerces, artisanats, biensur les touristes. La technologie ou l’électronique est faiblement incrustée à l’intérieur des murs comme on en trouve dans les vieux bâtiments d’occident.
Sur la route, souvent un sandale qui traîne, perdu comme un enfant abandonné, en prenant un instantané, le résultat est abstrait une nature morte, no man’s land, aussi un chausson de bébé, de rare cas une chaussure, parfois un gant, une casquette, un masque chirurgical. Sur la route, on rencontre des animaux écrasés, rat, serpent, poule, grenouille, lézard, comme les pneus ont roulé dessus plusieurs fois de suite, c’est aussi plat qu’une feuille, avec le temps ces cadavres séchés deviennent une marque, une silhouette presque méconnaissable, comme si une âme est passée un jour et le hasard a fait que leur ombre soit restée.
02/05. 2ieme nuit, achat du costume sur mesure il y a 2 jours, 173$ avec chemise, essayage aujourd’hui, petite correction des épaules, formalités d’expédition dans le magasin même, par mer, 2kg 34$ plus taxe douanière 5$, totale du prix d’envoi 39$, temps d’expédition 3 à 4 mois (il n’arrivera que 6 mois plus tard). À côté du tailleur un opticien très efficace, j’entre pour voir, discret il m’ouvre les vitrines pour essayer si je souhaite, silencieux pendant que j’essayais les lunettes il nettoie mes lunettes de vue à la modestie d’un lobbye boy, à mes questions il répond d’une phrase courte et précise d’un ton modéré, j’étais obligé d’acheter sinon une culpabilité me rongerait en sortant, mais pour me ressaisir j’ai réussi à négocier une baisse.
03/05. Quitte Hoi An vers 11h pour Kham Duc, environ 3h de trajet, nuit au Guesthouse 21, chambre privée pour 8$ le plus cher que j’ai pris dans tout le Vietnam jusqu’ici car pas de dortoir.
Concernant la douleur aux fesses sur la conduite, le temps les rendent encore plus sensible, au début je pouvais conduire pendant 5h sans douleur, puis 4h, 3h et maintenant rien que 2h je sens cette douleur post-anesthésique. Obligé d’arrêter pour soulager, de même sur l’ensemble du trajet j’ai tendance à accélérer pour terminer plus tôt, ça pourrait coûter cher, le temps coûte toujours cher.
Une maîtresse de l’hôtel, la quarantaine avec legging moulant propose un cours de yoga d’une heure, sorte de stretching relaxant, ville de petite taille sans importance, seulement deux voyageurs, moi et un autre français. Le centre situé au milieu d’un jardin
04/05. Nuit à Kham Duc, départ vers 11h à Kontum, Kontum home sweet homestay, 4h de trajet, après une heure de route la plus grosse pluie en conduite, imperméable du backpack, et moi même prévu en cas de pluie, conduit une demi-heure sous cette pluie torrentielle en pensant qu’elle va s’arrêter puis je me suis décidé à m’abriter, elle a finalement durée un peu plus d’heure, ce qui est exceptionnellement longue, habituellement il ne pleut tout au plus une demi-heure et à faible dose, malgré l’imperméable les parties non couvertes totalement trompées, les avant-bras, les jambes depuis les genoux, les chaussures inondées à l’intérieur, les chaussettes absorbent une grande partie. La conduite au ralenti.
Très bonne auberge, tout bien pour 4€, seul dans dortoir 4 lits, 2 lits superposés, tout neuf, petit pavillon cosy excentré au bord de la route, aurait voulu rester une nuit de plus si je n’avais pas déjà réservé la nuit suivante ailleurs.
05/05. Trajet Kham Duc à Pleiku 1h15, Hôtel Nguyen Phuoc : chambre privée 8€, excentré 10min scooter du centre-ville, promenade scooter en centre ville une demi-heure, rien spécial.
06/05. Après la nuit, petite pluie matin vers 6h puis température idéale assez fraîche pour short et T-shirt. Somnolent dès réveil. 4h de route à Quy Nhon, Kim House, bon dortoir, sortie vers 10h arrivé 14h, installation à l’Hostel, enchaînement vélo 22km à une plage nord-est en 1h30, quelques brasses, vagues vraiment fortes, retour encore 22km.
Kim house tenu par une famille de musicien, la patronne ancienne chanteuse avec son mari guitariste, tous les deux la trentaine, déjà une fille âgée d’une dizaine d’années. Dans un total d’environ 6 personnes qui travaillent 3 sont handicapés, une muette, une malformation d’une main, une malformation du dos, toutes des femmes la vingtaine ou trentaine. La mère de la patronne dirige une association locale venant aide aux handicapés en proposant activités musicales et travail comme serveuse ou cuisinière à l’auberge. Dîner très bon, copieux, pas cher, avec les autres hôtes, un vieux américain, des jeunes anglaises, un néerlandais et la famille.
07/05. Départ chaleureux avec la patronne. 5h pour 215km à Nha Trang. Au lit du dortoir j’étale toujours mes petites affaires, au départ j’ai toujours l’impression d’avoir oublié quelque chose à l’auberge, je ne sais pas quoi mais quelque chose qui m’appartient, alors même qu’après vérification rien n’a été oublié il y a comme une partie de moi que j’ai laissé et que je ne peux pas reprendre, une chose immatérielle, la construction de la mémoire. Pendant le ficelage du sac-à-dos sur le scooter Kim me demande si j’ai rien oublié, alors même que j’ai fais cette vérification cinq minutes avant, sa question met en branle tout mon dogme sur mes affaires.
08/05. Nuit Chin Hostel Nha Trang, bien noté sur booking plus de 9/10, mais décevant, erreur d’au moins 3km sur Maps.me, 1h de recherche perdue. Dans la recherche je roulais à contresens, doucement je tournais à droite pour changer de trottoir, failli se crasher contre un autre scooter roulant discrètement derrière moi, comme je roulais à contresens je n’ai pas pris la peine de regarder derrière en tournant.
Ville balnéaire, symbole de sa grandeur, le grand Sheraton trône sur la baie. Beaucoup de chinois, de russes, certains enseignes sont uniquement écrit en russe. Arrivé à la nouvelle auberge je regrette déjà Kim’s House.
Dans les commerces les prix sont chers et affichés directement en Yuan pour adresser à la clientèle chinoise, approche langue chinoise, si on considère la valeur en Chine le prix est normale, c’est plutôt le touriste chinois qui est au dessus de la moyenne. Beaucoup de touristes russes. Peu ou pas d’occidentaux en dehors des russes.
Arrivée plein de travaux autour, toujours demander l’ouverture d’eau à cause des travaux. Seule chose bien la plage à 2 min à pied, l’eau claire, sable fin, le tout très propre, fréquenté par une majorité de russes et chinois, température plus de 30° dès le matin, l’eau à la juste température du corps, pas de marchants ambulants, quelques parasols et chaises payantes.
Départ pour Da Lat vers 11h, 3h16 de route, 141km, Wolfpack Hostel Dalat.
Dans la chaleur insupportable de Nha Trang je cherchais la prochaine auberge avec clim mais aucune n’avait à Da Lat, en parlant avec la responsable de Chin Hostel la responsable m’apprit pourquoi aucun n’avait.
De 33° à Nha Trang on est passé à 22° à Da Lat, une dizaine de degrés de différence, température idéale, un peu nuageux, petites pluies intermittentes. Subie durant le trajet 2 pluies diluviennes j’ai dû m’abriter dans une petites huttes tenues par des habitants montagnards, la femme avec son bébé sur le dos, son mari entrain de travailler le bois, le toit perméable, des gouttes tombaient dans mon thé, chaleureuse, agréable moment assis sur une chaise basse avec table toute en plastique rouge à regarder la pluie tombée depuis le flanc d’une montagne. Un chiot dormait en dessous d’un vieux fauteuil pliable.
Da Lat durant la colonisation les français voulaient faire une station de vacance, lieu sûre en hauteur, temps agréable, terre fertile. Je m’installerais bien pour quelques mois, son lac attirerait des poètes. La médecine a fait un sanatorium.
En lisant Vo Nguyen Giap, le général américain Westmore accuse Giap de mépriser ses soldats qu’il a envoyé à la mort, il n’aurait pas tenu 2 semaines s’il était général américain. Westmore a perdu parce qu’il n’a pas bien calculer les forces en présence, son arrogance lui fait sous-estimé son adversaire. Malgré la perte beaucoup plus élevée de soldats vietnamiens, l’américain avait l’avantage technologique que les vietnamiens comblaient avec les hommes. Même si Giap envoyait ses hommes à la mort, la qualité d’un bon général est de toujours soulever le morale de ses troupes, le nombre de mort vaut bien la victoire au bout du compte. Malgré tout ses soldats perdus au champ de bataille, le mental de ses troupes n’ont jamais fléchi, la plupart des armées auraient fuit ou abandonné, la preuve d’un bon commandement est de maintenir ses troupes toujours dans l’esprit de la victoire.
09/05. Nuit à Wolfpack Hostel, en sortant le matin pour acheter quelque chose je remarque que l’argent de mon portefeuille a diminué, j’avais un peu plus de 3 millions dongs on m’a volé 2 millions dans la nuit, et puis des euros mais je ne sais pas combien. Du coup ma tête sature d’hypothèses, de conjonctures pour rechercher qui, est-ce le personnel, l’un des huit personnes dans le dortoir ? Je m’étais réveillé vers 6h et demi, la voisine était déjà habillée, un groupe de 3 personnes était parti à 7h du matin. Peut-être le personnel parce qu’en lisant les commentaires sur Booking.com il y a déjà eu un vol de 500k dongs dans un casier fermé d’une française nommée Léna le 10 janvier 2019.
Nietzsch disait qu’il n’y a pas d’erreur mais que des leçons, il ne sait peut-être pas à quel point les leçons dans la vie sont toujours difficiles à digérer. Depuis tous ces jours tranquilles où rien de grave ne s’est déroulé, je me suis laissé aveugler par la confiance, la prudence trop relâchée. C’est la sensation d’être trahie par tout ce que j’ai lu, entendu, vécu que je suis dans un pays sûre, je me rends compte avec raison que c’est ma prudence qui a failli.
Je ne peux plus penser à autre chose.
10/05. Le lendemain, je pars dès 7h30 pour Cat Tien, faire de la route m’aide à oublier, 175km, 4h de trajet.
11/05. Nuit passé à Cat Tien, presque oublié la moitié du vol, après la douche je ne trouve plus mon T-shirt préféré Under Armor acheté à prix négocié à Hanoï, puis encore 3 slips manquants, j’enrage, impensable qu’on puisse voler des vêtements usés, la colère me revient encore plus, ma bile plus acide me consume de l’intérieur, mon imagination ne cesse d’accuser ce groupe de 3 personnes, 2 hommes la vingtaine parlant anglais et une femme la même âge parlant espagnol, ce jour là à mon réveil vers 6h15 elle était déjà tout habillée dans son lit, ils sont parties vers 7h, juste après le petit-déjeuner.
12/05 départ 9h destination finale Saïgon, environ 4h de route, 140km, 1h avant d’arriver une pluie diluvienne pendant une demi-heure, pause puis reprise avec la même violence pendant 1h, arrivé tout trempé même en imperméable car ne recouvrait pas tout, jambes et bras à découvert, chaussures remplies d’eau, arrivé vers 13h, pas de pause durant trajet, Maps.me a encore foiré j’ai dû reprendre car je suivais tous les quarts d’heure pour être sûre du bon trajet. Très bon Aquarizon Boutique Hostel, en plein centre ville.
Toujours ce vol dans ma tête, je me sens faible et vulnérable après l’événement, moral à zéro, le goût des choses toujours absents.
Petite psychose qui m’empare, je suis devenu trop prudent, dans la chambre individuelle, porte fermée à serrure et sac-à-dos fermé avec cadenas sur les deux fermetures éclairs. Si le vol n’avait pas eu lieu, la fermeture de la porte aurait suffit, il faudrait du temps pour faire retomber la spéculation du risque.
Le soir, à la sortie de l’auberge, l’animation du Walking street, rue trop étroite pour contenir le trop grand nombre d’hommes et femmes, de chaque côté des bars, restaurants, discothèques crachaient leurs ondes sonores, sur les trottoirs et chaussés adjacentes les gens assis sur des tables et chaises basses ordonnées en rangées sur la longueur de la rue, mangeaient, buvaient, parlaient, tous occupaient à faire quelque chose, au milieu une chaussée piétonne d’une largeur de quatre mètres à peine, ambouteillage de passants à double sens. C’est à qui cracher le plus pour se faire distinguer, les tonalités différentes dissonaient à chaque pas car chaque commerce avait sa propre musique, le déséquilibre des balances sonores et des rythmes semaient le chaos, pour montrer leur puissance les basses sont à fond et tous les petits objets tremblaient, chacun participait à ce concours dantesque, la fumée brumeuse des barbecues, des petits projecteurs d’ambiance, d’animation jetaient leurs lumières épileptiques, des éclairs pour remplir la vue d’illusions et de rêves. Chichas, bières, cigarettes, smartphones, une odeur de marijuana vite étouffée par la cuisine locale des marchands ambulants. C’est la jeunesse.
Le quartier japonais se confond avec un lupanar, le tout concentré sur un petit périmètre où les trottoirs sont parsemés par des groupes de gaïshas en robe fourreau shangaïenne, décolleté très ouvert, très plongeons, très profond, d’immenses poitrines ressortaient, émergeaient, débordaient, en jetaient, contrastant avec le physique, la taille de leur propriétaire. Très avenante, tactile, câline, nul besoin de maquereau, toujours féline, approchant, vous flaire et vous tâte la chair. Tout est cher, ses restaurants ses bars, ses coktails, sakés, ramens, sushis, sashimis, et que dire de ses hôtesses ? Hors de prix.
Juste à côté Shimizu entreprise de construction, une affiche vantant des ponts déjà construits, c’est sans dire des chefs-d’œuvre architecturaux et d’ingénieuries.
L’art militaire veut que les soldats en acceptant la mort, en retour le commandement leur remercie en leur offrant un plaisir éphémère la possibilité de redonner vie. Chacun sait que tout cela est artifice mais il suffit à combler. Voilà pourquoi l’armée est toujours suivie d’une campagnie de péripatéticiennes.
Les soldats japonais sont loin, les femmes de confort loin, comme le temps sait dissimuler les apparences en rendant les choses mutuellement acceptables.
Saigon est plus imprégnée par la culture occidentale, si on la divisait en nord/sud, la vie est un peu plus cher. Par comparaison à la Chine, Hanoï serait Pékin et Saigon Shanghaï. l’urbanisation plus avancée, même si le Vietnam est tiré tout en longueur je ne sens pas d’écart de météo entre Hanoï et Saigon, on souffre toujours autant de la chaleur et de l’humidité.
Tout au long de la traversée, j’ai rencontré environ 6 ou 7 fois des policiers installés sur un point de contrôle mais n’ai jamais interpellé ni contrôlé. J’étais briefé par le loueur de scooter, dans la majorité des cas, une amende qui est en fait un pot de vin caché de moins de 50€, au pire des cas confiscation du scooter, je téléphone au loueur qui pourrait négocier une sortie.
Le temps est bizarre, plein soleil plus de 30°, 45% d’humidité, et il tombe de la pluie mais faible pendant un quart d’heure, comme un spray venue du ciel, les gouttes sont immédiatement vaporisées par la chaleur du sol, certaines n’ont pas le temps de tomber qu’elles s’évaporent dans l’air.