Osaka

Le pays est dominé par les rites qui ont pour but la conservation des principes et valeurs établies depuis ses fondations. L’importance des rites a pour conséquence l’importance de la tradition dans la société, ces traditions se trouvent en contradictions avec les valeurs de développement imitées du modèle occidental depuis l’ouverture du pays à la fin du 19e de l’ère Meiji. Les réformes ont été menées d’une main de fer par l’empereur Meiji, les débuts ont été tumultueux par des guerres civiles opposant les conservateurs et les réformistes. Même si les réactionnaires ont été réprimés dans le sang, l’empereur réformiste a agit avec sagesse en passant des compromis avec les conservateurs pour aboutir à un modèle de développement qui concilie la culture japonaise et la technologie occidentale.

Guest house, des petites informations partout, des mots sur post-it à mémoriser, à faire respecter, tout un code de conduite que chacun est sensé savoir. Collés à la cuisine, toilette, salle de bain, salle de repos, chambre, Si les devoirs ne sont pas respectés, il y a une sorte de sanction qui pèse sur vous, un jugement silencieux. Les informations à prendre en compte sont comme une chaîne boursière il faut un moment d’adaptation pour les assimiler toutes.

Market, très imaginatif sur les petites choses à grignoter ou à manger toujours de bonne qualité.

Passage piétons au feu rouge, personne ne traverse au feu vert même quand il n’y a pas de voiture. J’ai ressenti de la gêne à traverser un feu vert en l’absence de voiture parce que personne ne le fait et les piétons qui attendent vous regarde d’un œil curieux. Je passe tête baissée comme si intérieurement je suis entrain de faire quelque chose de mal. Les règles s’installent inconsciemment, le temps accentue l’intégration même si on ne venait qu’en touriste de passage, les mœurs d’avant sont mis au tiroir sans regret, une autocensure. Après avoir enfreint la règle du piéton deux fois je ne passe plus j’attends uniquement le feu rouge comme tout le monde.

Beaucoup de vélos sur rue piétonne, faillit se faire écraser par une horde de vélos. Donc toujours regarder en arrière même sur écart gauche ou droite.

Marque de café « Morning Shot », la même société devrait aussi faire du whisky « Night Shot ». L’autre marque : Boss, consommer du café pour être le boss, le non consommateur de café serait-il implicitement voué à l’assujettissement de celui qui en consomme ? Le café serait-il l’élixir du technocrate ?

Château Osaka, il y a toujours des coureurs qui tournent autour du château, comme à la Mecque ils font des cercles, on dirait un instinct inné chez l’homme de tourner autour d’une architecture sacrée, leur histoire, leur croyance, espérance. Coloré, sa forme ressemble à un casque de samouraï, la majorité des matériaux sont en bois donc facilement inflammable contrairement à un château occidental dont les matériaux sont en pierres, pour la comparaison ce château ressemble aux chalets suisse ou de Haute Savoie.

A l’intérieur du Japon le japonais est moins reconnaissable, moins typé que le japonais à l’étranger, comme si leur physionomie est plus accentuée à l’extérieur. A l’intérieur on ne remarque pas, la comparaison en exfiltrant une personne de la foule avec les visages et physionomies de la foule n’est pas possible, trop d’homogénéité.

Des bouts d’architecture occidentale, les réverbères, hôtels, cafés, boulangeries…

Au lieu des pigeons, les corbeaux remplissent le paysage urbain, annonciateurs d’augure chez les grecs, là où il y a des corbeaux il y a une tragédie qui se joue. Ils se marient bien avec un corbillard, ainsi qu’une marche funèbre, requiem. La mauvaise image du corbeau vient qu’il est un peu charognard, souvent à proximité d’un cadavre, un morceau de chair sur le bec à la manière d’un cigarillo d’un western style Clint Eastwood. Petit de taille mais grave de la voix, éléphantesque. Idéal pour un duel de samouraï, dans la pluie, son plumage colore la scène de toute son ambiance ténébreuse.

Un quartier et galerie commerciale populaire à Osaka où dans les restaurants les gens peuvent encore fumer.

Au Japon la vie est aussi dure que l’enfance douce. L’enfance est aussi merveilleuse que le prince Siddharta, la vie adulte est du Christ.

Pas de location publique ou privé grandeur nature, il n’y a que des vélos particuliers, le peu d’espace fait qu’un stationnement sauvage risque de se faire enlever par la fourrière à vélo, récupération 5 000 Yens, beaucoup de parkings et stationnements à vélo, pistes cyclables : trottoir piéton confondu, parfois le partage est sans marquage. En ville les parkings vélos grattent de la place aux parkings voitures.

Il faut aller dans une maison de retraite japonaise vous êtes sûre d’être bien traité.

Pour se protéger contre le soleil les japonais ont inventé une sorte de cagoule à matière légère, non élastique qui permet de porter plus longtemps sans que ça sert la tête, puis lunette, tout le visage est protégé.

Au bord des fleuves, des aménagements sont faits pour le baseball, toute la jeunesse vienne y remplir les terrains innombrables.

Sumo c’est la synthèse des contraires du sport, des gymnastes grecs modèle, gros mais fort, souple, aussi souple qu’une danseuse étoile, le sumotori est plus difficile parce que la danseuse étoile à un régime favorable, le sumotori fait le contraire et mange très calorique pour obtenir du poids, ce qui rend sa souplesse plus difficile, ce sont comme des altères qu’il s’est fait greffé, il les porte en permanence. A la différence d’une personne obèse, le sumotori est un athlète de haut niveau, les graisses qu’il accumule forment une couche superficielle et protectrice tout de suite au niveau de la peau, alors que la graisse d’une personne obèse se situe dans les profondeurs et met à mal les organes vitaux.

Rencontre Kojima, sympathie sur littérature et philosophie, je lui dis que je vais au Japon, Osaka, Kyoto, Nagoya, Tokyo. A chaque fin de phrase il me dit merci en japonais comme si j’allais chez lui, mais aussi parce qu’un japonais doit toujours répondre à une phrase par un oui ou non ou un clignement de tête pour rassurer l’interlocuteur et qu’il peut continuer. Un pays se rétrécissait à l’échelle de sa maison, c’est l’unité des japonais que tous les patriotismes réunis des occidentaux ne pourraient pas s’y approcher.

Picnic dans les parcs avec installation des tentes pour se protéger contre le soleil.

Une femme assise à genoux à la sortie d’une bouche de métro le soir, la quarantaine encore bien habillé, comme tombée trop soudainement, tête baissée résignée pour demander modestement l’aumône, je trouve qu’elle a encore fière allure.

Jardin de Tennoji, un vieux vient me parler sur un banc, il passe son temps à faire des origamis, un casque de samouraï, un perroquet et un oiseau chimérique, je lui ai fais une chemise, il travaillait dans une usine de lait, actuellement retraité, appris l’anglais en autodidacte, deux enfants, la quarantaine, le fils toujours à la maison, la fille à Hokkaido, il habite à une heure d’Osaka. Demain il va visiter le château d’Osaka. Dans sa sacoche remplie de papiers et d’origamis, il me propose un bonbon au chocolat, je décline en remerciant, je lui dis qu’il peut manger mais il le range dans son sac. Il me demande l’âge, il me donne plus jeune, je lui répond que je fais du sport pour rester jeune, du volley-ball et jogging, alors il me regarde un long moment et fait des compliments sur mon physique. Les japonais font toujours des compliments que j’ai du mal à refuser, ne sachant pas quoi répondre je garde le silence.

Rencontre avec un nigérian, une nationalité qu’on rencontre rarement en Asie, après discution j’apprends qu’il a fait des études à Paris et Bruxelles. D’étonnement en étonnement il est médecin sexologue. La conversation tourna autour des filles puis sur le sujet du sexe, dans une volonté de nuance, de contradiction à la pensée dominante occidentale, il m’expliqua que l’exision des filles n’est pas tellement pour supprimer le plaisir féminin mais plus pour réduire le plaisir masculin, comme dans la société nigériane les pulsions et jouissances sexuelles doivent être réduites, l’excision ressemblerait plus au voile musulman qu’à une mutilation expressément dirigée contre les femmes. L’esprit de cette pratique tend à la paix du ménage, l’équilibre sociale. Parce que dans le sexe la jouissance masculine est éveillée par la jouissance féminine, plus l’homme voit la femme jouir plus il jouit, donc si on réduisait la jouissance féminine, la pratique impacterait directement sur l’homme. C’est moins un but sexiste que l’homme tend à réduire sa propre concupiscence. Pour réduire les pulsions de l’homme il suffit d’agir sur l’origine de cette pulsion la femme. Les femmes occidentales sont lubriques, ce qui agit sur la libido des hommes. Il me répond par une sentence « au lieu de couper l’herbe on coupe la racine ». En Afrique les femmes sont frigides. Après il développe le problème de natalité ; cela pourrait cacher une volonté de réduire le nombre de naissance car c’est une action contre la libido masculine et féminine. Même si ses réflexions ne lui ont pas encore permis de trancher sur la question donc de prendre une position, cela ne l’empêche pas d’être en couple avec une femme occidentale qui arriva pour interrompre notre discussion.

Les français aiment à dire que la victoire des japonais lors de la fameuse bataille navale face aux russes, c’est parce que les japonais ont été à l’école française.

Les japonais s’abandonnent complètement à l’intérêt général, la patrie est même trop facile, le problème est quand l’intérêt général se transforme en général de l’intérêt, un régime de shogun, le fascisme féodal.

Le Japan Rail Pass c’est le fast-food du voyageur, des gens pressés qui n’ont pas seulement le temps de poser les pieds. Le mieux et le moins cher c’est le bus, même s’il prend trois fois plus de temps, rien ne manque même le confort et le reste des inconvénients du bus, qu’importe, ceux qui disent le contraire sont des niais falots.

Shinzo Abe, regarder bien son visage et vous remarquerez que c’est un ancien sumo qui a fait une crise d’anorexie. C’est pour ça qu’il réussit l’exploit de rentrer dans un costume. Le sumo étant demi-dieu, ce qui explique le miracle de ses abénomiques, c’est aussi la raison de ses exploits politiques, sévère mais en fait il est tout à fait flexible.

Kyoto, Temple d’Higashi Honganji, gratuit et impeccablement entretenu, détaille des toits en bois, bordures dorées, immensité, gigantisme, intérieur tatamis recouverts, peinture sur bois vieillit, les espaces subtilement remplis, pas kitsch et superficiel des autres temples d’asie. A l’intérieur des portes coulissantes composées de papiers blancs, entre l’autel et la place de prière un espace vide. Sol en parquet composé en dessous d’un mécanisme de ressort où le bruit des pas à son contact est appelé poétiquement « des chants d’oiseaux ».

Le pin est un arbre très présent dans la noblesse car symbole de prospérité, longévité, puissance, permanence du shogun. On dirait des cheveux asiatiques, durs et épais.

A Osaka comme dans tout le Japon il y a tellement de petites choses adorables, des objets souvenirs irrésistiblement tentants, d’une diversité sans borne. Je sait que ce sont des choses superflues mais ces mignoneries touchent l’affect. Même Zola succombe à des bibelots de rien du tout, son bureau en est parsemé, en grande quantité sur des étagères. Peut-être parce qu’ils sont indolores à nos finances qu’on se laisse aussi facilement succomber. Son charme allège les cœurs lourds. Je sais que je ne vais pas acheter mais je reste quand même là à regarder…

Il y a beaucoup de femmes, même des magistrates qui font collection des bijoux fantaisies, exotiques, en bois, en pierres, en argents, sans aucune valeur. Pour Montesquieu la République est la vertu, pour Machiavel la République est la pauvreté, une magistrate est une professionnelle de la République, pour résumer, elle se pare de la pauvreté pour montrer sa vertu.

Beaucoup de touristes chinois, ce ne sont pas des retraités mais des jeunes 18 à 35 ans. Il semble que la jeune génération chinoise est moins sensible aux blessures de l’histoire sur l’envahisseur japonais, moins réceptive des valeurs nationalistes que le parti communiste chinois injecte par piqûre de rappel de temps à autre dans des contextes politiques opportuns.

Dans le métro les plans et itinéraires des stations sont écrites en anglais et japonais. Le chemin de fer est très développé, une véritable culture du voyage ferroviaire. En occident le train est un mode de transport mais au Japon le train n’est pas seulement un transport, il est en lui-même une invitation au voyage, le confort, la nourriture, la vue des paysages naturels, divertissement, le temps passe aussi vite que les vacances dans un centre de loisir.

L’histoire racontée au château d’Osaka, 4e siècle création de l’empire, au 12e siècle 1185 prise de l’empire par le pouvoir militaire, premier « Shogun » Kamakura. Quand l’empire devient corrompu, l’empereur perd son autorité, le premier à prendre le pouvoir est le général militaire. Les intrigues de cours le facilitent, c’est l’ambition, et les divergences politiques. L’autre raison possible de la prise de pouvoir par le shogun est le contraire du déclin de l’empire mais sa grandeur, ses fastes, ses luxes, ses conquêtes tel Rome et ses triomphateurs, ses militaires sont tellement bon dans leurs campagnes militaires et leur popularité auprès du peuples que ça leur paraît naturel que le pouvoir politique revienne à eux, s’il n’y a pas d’institutions pour arrêter ces ambitions, ils accèdent presque toujours au trône avec guerre civile ou pas. L’empereur n’est pas supprimé car en supprimant l’empereur c’est l’éclatement de l’empire, le Shogun conserve l’empire en conservant l’empereur dans un rôle symbolique. 1868, le dernier Shogunat Tokugawa est renversé par l’empereur Meiji, cette dynastie a patiemment attendu et joué des intrigues durant 7 siècles pour la restauration de l’empire. La démocratie actuelle imposée par les américains a procédé de la même manière que le premier Shogun, c’est à se demander si la famille impériale attend une restauration.

Un japonais se fait pousser la barbe sur mode hipster, la barbe de l’asiatique est lisse, noire, épaisse, peu fournie, mais il ressemble plus à un gangster local qu’un hipster.

Au Japon comme on vous accorde plus d’attention dans les guesthouses on devient plus exigeant et plus susceptible de la nuisance des autres, les paroles, les bruits, l’odeur, les ronflement me vexe alors qu’ailleurs les gens sont mille fois plus bruyants et ça ne me vexe pas, je crois qu’on s’adapte au niveau d’exigence du pays où l’on est, notre niveau de tolérance augmente ou diminue selon les mœurs locales.

J’aimerais avoir toujours faim tout est bon, malheureusement mon estomac est trop petit, pas à la hauteur de l’appétit et les contraintes du temps fait que je n’ai pas tout essayer.

Il faut jeter une pièce de monnaie devant l’autel d’un temple quand on fait une prière ou par respect pour la coutume, Il y a tellement de temples autour d’Osaka que celui qui donne doit sentir ses finances même en faisant un petit don. La science, la politique et la religion vivent dans une rare harmonie.

Beaucoup de chinois sont recrutés pour favoriser et attirer les touristes chinois. Une abondance de touristes chinois comme en occident.

Beaucoup de gants au travail, ouvriers, fonctionnaires, conducteurs de bus, de train, de taxi. Il y a autant de gants que de masques chirurgicaux.

Sur une rue passante, la formation d’un groupe de musique contient généralement un saxophoniste, c’est le leader, ici le saxophone est aussi populaire que la guitare en occident, l’intégration du classique jazz est acquise, il n’y a pas de culture musicale noir mais le jazz est aussi avancé qu’en Amérique et ses instrumentistes aussi bon, ce sont de redoutables élèves et disciples dans l’apprentissage de cet art. Ils sont bons dans tous les arts qui nécessitent, patience et persévérance.

Quartier geisha Osaka, maison individuelle, beaucoup de baroudeurs seul ou en groupe, un labyrinthe qu’on aime s’y perdre. Un distributeur de boissons, un marchand ambulant, du grand monde au toilette public, uniquement masculine, il doit y avoir une dizaine d’urinoir mais une trentaine attendent. Un groupe de fumeurs, d’autres discutent sur le physique et la beauté d’une rencontre.

Le poète Tokuboku qui aime fréquenter le quartier des plaisirs , une femme juge son comportement à propos de ses vers « après un long baiser la séparation. Dans la nuit de la ville un incendie au loin. ». -vous vous conduisez mal. -peut-être… Que c’est quand on est trop sérieux et trop honnête que l’on se conduit mal.

Je crois que chez Tokuboku, la beauté féminine a le don d’ôter l’intelligence, une fois l’acte accompli sous séduction, la lucidité revient toujours trop tard.

Le quartier geisha Gion à Kyoto, l’architecture conservée dans leur habit d’antan, il ne reste plus que des restaurants haut de gamme, une clientèle d’hommes aisés qui ne peuvent entrer que par cooptation. C’est plus ou moins sélectif.

La raison de tant de discipline dans le civil se trouve dans le maintien des rîtes, vous verrez qu’il y a encore beaucoup de fêtes religieuses qui perdurent depuis des siècles et millénaires. Ils ont appliqué les préceptes de Confucius plus durement que les chinois, ce sont des salafistes du confucianisme et voilà le résultat. En France cette discipline, civilité perdue s’emporte dans la haine et l’abandon du religieux, ses gens s’abandonnent au politique, la république le substitue, aux sciences humaines comment il faut se comporter. Les raisons de leur indiscipline, insolence, provocation, scandale, impudeur, mais quelle créativité !

A la recherche de sites touristiques, sanctuaires et autres temples, c’est la troisième fois que le GPS de maps.me me guide dans un cimetière, l’avantage est que les cimetières sont construits en hauteur, nivelés comme beaucoup de rizières d’Asie, avec vue magnifique sur la ville, parfois un sanctuaire à côté, modeste cloche d’argent plantée au sommet.

Edo, shogun, Meiji, République démocratique. Transition tranquille Shogun à Meiji, pas de guerre civile mais quelques rébellions qui sont vite matées. Cette révolution historique n’en est peut-être pas une mais une sorte de démocratie avant l’heure. Il y a deux partis politiques au Japon, le Shogun peut être considéré comme le parti conservateur et celui de l’empereur le parti réformateur, le changement de régime s’est produit comme à l’intérieur d’une démocratie, les tractations pour aboutir au changement ressemblaient à l’élection d’un nouveau président. C’est le parti d’opposition représenté par l’empereur qui a été nouvellement élu par « une chambre des lords » composé des seigneurs féodaux face au parti incarné par le Shogun. En dehors du fait de sa réforme d’ouverture (ce qui est non négligeable) il y a une continuité, le Shogun est un « généralissime », c’est le gouvernement du pouvoir militaire, or l’empereur a continué sur cette voix, en lui donnant même plus de puissance grâce à l’art de faire la guerre à l’occidentale. D’où l’empereur est souvent représenté en uniforme de général occidental dans ses représentations publiques.

J’ai l’impression que la démocratie au Japon et en Asie en général se distingue de la démocratie occidentale par les partis en présence. En occident les partis se composent en général de deux partis distinctifs qui en ressort : les tribuns et les patriciens ou démocrates et républicains. Au Japon il y a aussi deux partis qui en ressort dont les distinctions sont : patriciens 1 et patriciens 2. Les couches sociologiques c’est-à-dire l’existence des pauvres et des riches sont les mêmes qu’en occident mais tout est défendu par des patriciens. Cela signifie que la démocratie est une affaire d’aristocrates. Comme la Chine, la politique est une affaire de lettrés.