De l’aéroport au centre-ville il n’y a pas de transport en commun sauf si vous marcher 2km depuis l’aéroport. J’ai pris un taxi particulier avec prix négocié à 20 CUC l’équivalent de 20€, le prix normal est 25 ou 30 CUC. C’est cher au niveau local car mon hébergement est 10€/nuit.
Les choses évoluent rapidement, une information peut devenir obsolète d’une année à l’autre, d’un mois l’autre de l’ouverture et des changements de trajectoire politique. Ainsi la connexion à internet a beaucoup progressé, sa vitesse de connexion a aussi progressé pour certaines personnes qui ont les moyens, la censure de certains sites américains est encore présente. Obama avait renoué de nouvelle relation en assouplissant l’embargo mais depuis la présence de Trump il y a eu un redurcissement.
La majorité du peuple cubain n’a pas d’anti-américanisme au contraire elle veut le dépasser, les américains toujours dans la conservation de son monopole suprématique et hégémonique dans la région.
Le fonctionnement de Cuba est comme un ghetto américain fermé sur lui-même.
Les américains ne veulent pas le développement d’un système économique différent de la leur mais cherchent à empêcher la croissance d’un pays construit sur le même modèle que la leur, ce n’est pas la peur du communisme, mais un concurrent capitaliste, la plus grande peur du capitaliste n’est pas le communiste mais le concurrent, l’adversaire est plus redoutable que l’ennemi parce que l’ennemi est à l’intérieur. C’est pourquoi les habitants affichent volontiers leur américainisme c’est-à-dire le capitalisme.
Après l’indépendance Batista est arrivé au pouvoir mais ce pouvoir était trop oligarchique, abusif et sous contrôle américain par son protectorat. Une révolution s’est faite avec seulement 300 soldats aguerris emmenés par Fidel Castro et le Che. Batista s’est enfuit en République Dominicaine. Castro se désengage du protectorat américain et chasse ses intérêts. Mécontent ceux-ci planifient une tentative de renversement en entraînant des contrerévolutionnaires pour débarquer à la Baie des cochons. Mais le débarquement échoue à cause des fuites du projet, les soldats ont été pris dans les filets des révolutionnaires de Castro. Embargo américain sur Cuba, Castro s’allie à l’URSS, devient l’avant poste militaire de l’URSS avec ses missiles pointés sur les UE. Économiquement Cuba s’en sort avec la deuxième puissance de l’époque. Tout se complique quand le bloc soviétique s’écroule. Plus d’arme, plus d’échange économique, c’est l’appauvrissement et l’affaiblissement. Seul arme qui reste à Castro le chantage par l’immigration. Le président actuel Miguel Diaz plus pragmatique introduit du capitalisme et la propriété privée pour une vie plus supportable.
Les américains qui viennent à Cuba sont nostalgiques de l’Amérique des années cinquante. Les autres touristes viennent voir une part populaire de la vieille Amérique. La Havane est une immense parc d’attraction de cette vieille Amérique urbaine et profonde.
Ce n’est pas la stratégie de Castro de pousser l’immigration vers les EU qui a changé la donne, les EU ont déjà une culture populaire hispanique sans Cuba, l’immigration Cubaine n’a que peu d’impact aux EU, c’est Cuba qui a changé à cause des relations qu’a gardé la diaspora, les immigrés aux EU ont fait la promotion des EU à ceux qui sont restés à Cuba. Quand l’immigration est importante, le changement des mœurs et mentalités est plus importante dans le pays d’origine de l’immigré que dans le pays d’accueil.
Première arnaque à l’aéroport sur le change, j’ai vu que le bureau de change officiel avait trop de monde alors on m’a donné une direction à l’index, je me suis dirigé à une agence de voyage, elle faisait aussi du change, or j’ai lu sur un blog un voyageur dire que dans tous les bureaux le taux est pareil, alors j’ai fais le change en perdant 15€ par comparaison à un bureau officiel, car l’agence de voyage n’est pas officiel et pas mal de particuliers près des changes font ce genre d’arnaque.
J’ai lu qu’il faut faire attention dans le rendu de monnaie car un touriste achète avec du CUC et la monnaie est rendu en CUP.
Dans la monnaie il y a des pièces à la différence des pays d’Asie du Sud-Est qui n’ont pas de pièces dans leur monnaie, une ressource minière ou de métal.
Il y a une double monnaie, celui du touriste CUC et celui du local CUP.
Pour les produits où le prix est affiché en CUP ou CUP et CUC, si vous le payer en CUC beaucoup de commerçants ne rendent pas la monnaie en CUP, du coup les vendeurs de mauvaise foi se gardent la monnaie.
Le maniement de la monnaie est assez complexe au départ et ajouté avec certains commerçants peu scrupuleux à vous rendre la monnaie en CUP c’est déstabilisant. Le gros problème c’est l’équivalent du CUC en CUP, ce n’est pas une somme juste de dixième que tout le monde a l’habitude, car 1 CUC est l’équivalent de 25 CUP. Ainsi dans un café de rue j’ai commandé une boisson affichée 40 CUP, comme j’ai que des CUC, j’ai donné 2 CUC, ce qui est l’équivalent de 50 CUP, le problème est que beaucoup de commerçants encaissent 2 CUC sans rendre la monnaie de 10 CUP.
Je me suis fais avoir plusieurs fois, à la première je n’étais pas préparée, la deuxième m’a vexé, la troisième m’a vraiment mis en colère, à la quatrième je me suis dis plus jamais ça, je prends les choses en main je calcule avant de donner et prends le temps de contrôler la monnaie même si c’est gênant.
Autre problème les pièces de monnaie en CUC sont trompeuses parce qu’il n’y a nul part écrit sur la pièce une distinction entre CUC et CUP mais seulement pesos. Alors que le billet est plus facile à distinguer car c’est écrit « pesos » ou « pesos convertible ».
Le calcul de conversion est simple, depuis un montant CUC, il suffit de le diviser par 25 pour obtenir en CUP. Depuis un montant en CUP, il suffit de le multiplier par 25 pour obtenir la somme en CUC.
La double monnaie permet de différencier le coût de la vie, le touriste va payer plus cher le coût de la vie que l’habitant. Sa mise en pratique rencontre des difficultés car le touriste cherchera à payer moins cher, il est moins coûteux pour lui de payer et consommer comme un local, des freins demeures car certaines dépenses ne peuvent pas être faites en monnaie locale.
Cette double monnaie provoque des abus insupportable et exaspérante contre le touriste, elle est comme un arbre fruitier cueilli à volonté, une réserve, stock de sang neuf inépuisable, ces vendeurs des moustiques insatiables, dès que vous êtes guéris vous font des piqûres de rappel, impossible d’en réchapper, vous avez besoin de marchand pour vos subsistances, ce sont des petites douleurs et parce qu’elles sont petites que la nature veut qu’elles soient plus fréquentes.
Certains pratiquent un double prix, ce sont des choses lues et des témoignages mais jamais rencontrés personnellement, mes rencontres des pratiques irrégulières leur donne du crédit. Pour un même produit chez le même marchand le touriste paie plus cher, en sorte une discrimination positive pour rééquilibrer, mais une fois que le touriste l’apprend c’est avaler une couleuvre. Mais il semble que ce soit une pratique minoritaire. Satanée monnaie, j’aimerais avoir assez pour ne pas y penser…qu’importe alors ces différences.
Pour éviter le problème il faut avoir sur soi du CUC et un peu de CUP, les CUP s’obtiennent facilement en échangeant du CUC dans n’importe quel bureau de change.
Un matin pour le petit déjeuner je suis allé loin du quartier touristique chez un comptoir local, un sandwich jambon, deux café, une madeleine, en total 10 CUP, à la sortie je vis une femme portant à la main 3 bananes, je regarda alentour, à côté un vendeur de bananes ambulant, je lui ai pris 3, il m’en a mis un de plus et me demanda 1 CUC l’équivalent de 25 CUP, je lui montra ma surprise avec des grands yeux, je réfléchis et je n’en pris que 2, donc je voulus payer la moitié du prix, il me dit que c’est pas possible, alors je déposa tout et n’acheta rien. Il n’y a rien de gênant dans ce cas, à toujours garder la possibilité de se rétracter.
A Vedado sorte de banlieue ouest du centre de la Havane, j’ai passé une première nuit dans une casa particular qui ne proposait pas de petit déjeuner, j’ai dû manger dehors. Pour une première fois c’était difficile de trouver à manger, une demi heure à chercher pour enfin trouver une pâtisserie. Il est écrit sur la porte que le magasin ouvre à 9h mais il est 9h10 toujours pas ouvert, trois autres cubains qui attendent depuis je ne sais quand, l’un d’eux me dit en anglais « tu verras c’est toujours comme ça ici, ça fait partie des habitudes », un conducteur de bus arrive, attends 3 secondes et commence à siffler avec ses lèvres pour appeler les tenanciers. Finalement une jeune fille arrive pour ouvrir le grillage. Quand j’étais en Asie du Sud-Est, c’était pauvre mais la nourriture abondait de partout, même si elle est médiocre, l’hygiène peu rigoureuse, le matin dans une ville même de petite taille il y avait partout des vendeurs de petit déjeuner ambulants ou fixes disséminés à peu d’écart de distance.
Ça manque de subsistance. Les rayons de supermarché sont soit à moitié vides, soit une petite variété de produit bien rangé en nombre sur plusieurs étages. A l’extérieur des personnes font la queue, toujours un gardien à l’entrée pour filtrer goutte à goutte les entrées proportionnellement au nombre de sorties pour conserver le nombre de personnes à l’intérieur. Le service mauvais, pas de motivation, pas d’entrain, alors que dans un pays capitaliste il y a au moins de la comédie.
Population jeune, à première vue les 18-35 ans sont majoritaires. Malgré de grandes tensions et ce problème historique avec les EU, la population ne montre presque aucun signe d’agressivité contre les américains et l’américanisme au contraire la culture américaine est appréciée et affichée par la population. On peut être en désaccord politiquement et en accord culturellement. Les habitants affichent leur américainisme dans la musique, sport, mode vestimentaire, les voitures, la nourriture. Les maillots des grands joueurs de la NBA sont populaires, des jeunes s’improvisent dans la rue au baseball, le même sport national que les EU.
La banlieue de la Havane est comme une ville américaine désindustrialisée, les maisons, les usines délaissées en délabrement.
Les substances manquent mais ils pensent quand même à la musique.
La danse classique est aussi populaire que la salsa, cette particularité est peu connue du grand public étranger. Le grand public étranger aime ce qu’il aime regarder et se désintéresse de ce qu’il n’aime pas d’où l’ignorance de l’importance de la danse classique à Cuba.
Les sports de combat sont à l’honneur, boxe, judo, karaté, une sollicitation peut-être voulue par le régime pour renforcer la combattivité d’une jeune population débordante d’énergie et instaurer de la discipline.
D’après un guide les maisons colorées sont faites pour attirer les touristes, mais peu crédible dans la mesure où quand j’ai pris plusieurs fois les bus intervilles, le bus est passé par plusieurs fois dans des lieux isolés du tourisme mais les maisons sont quand même colorées. L’autre version plus crédible est que les maisons étaient à l’origine peintes pour identifier son appartenance à un propriétaire parce qu’il n’y avait pas encore l’existence des adresses, il suffit de dire par exemple : en haut de la coline à droite se trouve entre les maisons celle de couleur verte dont les persiennes et la porte principale en bleus.
La nuit en dehors de quelques quartiers touristiques très lumineux, les réverbères peu nombreux et économes, les gens se mettent à leur porte, au balcon, conversations de la journée écoulée, des choses banales en général, des enfants jouent à tous les jeux possibles, peu de chose les font danser, une petite radio, une vieille enceinte, des instruments bricolés, ils échappent à l’ennui comme ils peuvent, absence totale de jeu de carte comme si c’est interdit par la loi, on se balance tranquillement sur une chaise à balançoire, jeu de domino cubain très populaire.
Le temps est doux, parfois venteux, moins de moustique que je ne pensais, le sommeil est plus facile.
La plupart des policiers sont gros.
Le petit-déjeuner dans les casa particular sont unanimement appréciés dans les commentaires Airbnb sur le rapporte qualité/prix. Je le trouve trop cher, pour 5 CUC il est possible de prendre un déjeuner dans un restaurant si on cherche bien, je préfère le prendre chez les comptoirs locaux, il y a plus copieux et du café pour moins de 3 CUC.
Suite à une visite de groupe dans une plantation de tabac voilà ce que j’ai retenue du guide. La ferme tabac doit vendre obligatoirement 90% de la production à l’état. Comme il n’y a pas de fleuve les gens construisent des mares artificielles pour les animaux d’élevage. La terre est rouge à cause de l’oxydation du fer, c’est très fertile pour la culture du tabac. Les feuilles de bonnes qualités sont pour les cigares et les mauvaises les cigarette. La meilleure marque de cigare est Cohiba qui est fort, long, large. Plantation également de café de qualité arabica seulement c’est-à-dire haut de gamme.
Un touriste demandait quel est entre le propriétaire d’une casa particular et le fermier qui gagnait le plus. Il n’y a pas photo c’est le tourisme qui est le plus lucratif et moins fatigant.
Ce n’est pas cette vie retirée que Pétrarque appel Otium, la solitude dans l’étude en relation avec l’univers. C’est le néant à part quelque divertissement stérile. Pour mener une vie intellectuelle productive retirée à la campagne il faut trois conditions : avoir les moyens d’existence, une solide éducation, et être volontaire. C’est la possibilité d’une révolution culturelle positive.
Dans les casa particular je trouve souvent un parapluie, j’ai toujours pensé que c’est du gâchis, qu’il ne servait à rien vu qu’il ne pleut jamais du moins la saison sèche. Je comprenais plusieurs jours après que le parapluie à vraiment son utilité et je le sortais souvent par la suite, en fait c’est parce qu’il fait beau et qu’il y a beaucoup de soleil qu’on se sert du parapluie pour se protéger contre les rayons du soleil. Le parapluie est même plus utile contre le soleil que contre la pluie car dans les pays chauds le soleil est plus dangereux que la pluie, au plus en cas de pluie vous attrapez un rhume alors que les rayons du soleil sont cancérigènes.
Il n’y a pas de crème solaire parce que les gens manquent déjà des produits de premières nécessités, c’est un produit secondaire, les gens se servent de vêtement, de chapeau ou de parapluie, et c’est aussi plus écologique. La crème solaire est un produit de touriste, jamais un local ne se mettra de la crème solaire. Se protéger contre le soleil par un parapluie est qualifié de ridicule par les gens du nord car ceux-là par leur situation géographique manquent de soleil, sont donc logiquement à la recherche de soleil mais ici le soleil est en excès. Rien de plus rationnel et normal de se couvrir, d’ailleurs le fait d’avoir la peau noir donc plus résistante n’y change pas contre la dangerosité des rayons. Étymologiquement ce sont les gens du nord qui ont inventé le mot parapluie, en français le mot veut dire « pour la pluie », le français a pensé dans un but unique de se protéger contre la pluie, donc le sens du mot détourne la pensée à tout autre usage. En fait le parapluie qui est utilisé contre le soleil devrait s’appeler parasol mais le mot parasol est déjà utilisé à un autre but c’est-à-dire une protection collective contre le soleil à une terrasse fixe or ici c’est une protection contre le soleil pour un particulier mobile. Il faut être une personne du sud pour détourner le parapluie de son utilisation d’origine.
Cependant il n’y a pas autant de gens en parapluie qu’en Asie du Sud-Est car les gens d’ici ont déjà une protection naturelle, leur peau est plus noir. Aussi qu’en Asie la peau blanche a une valeur esthétique, les asiatiques s’en préoccupent beaucoup plus de se protéger contre le soleil qui noircissent la peau, elle est un signe de distinction sociale, il faut être riche pour ne pas laisser sa peau exposée aux travaux extérieurs.
A Cuba il y a un racisme antinoir des blancs et antiblanc des noirs, un guide local racontait que des noirs ont leurs blagues sur les blancs et réciproquement. La population est majoritairement noire, les blancs sont en minorités mais très présents et surreprésentés dans la direction du pays. Les métisses en quantité intermédiaire entre les blancs et les noirs. C’est peut-être la pauvreté et la misère sociale des noirs et des blancs qui leur ont contraint à la cohabitation et au mariage, la différence de race et de couleurs sont plus ignorées quand la communauté d’intérêt est partagée par une situation sociale misérable. C’est la condition humaine qui leur a rassemblé.
La couleur de la peau blanche signifie une personne du nord, l’argument du changement de préférence de la peau bronzée est minoritaire. La mode n’a pas changé. L’époque, les mœurs n’ont pas influé, ceux qui l’affirment sont des contradicteurs marginaux. ce n’est pas la personne du nord qui travaille au champ tel un paysans exposé au soleil. C’est la situation géographique du pays, pas la situation sociale de la personne. La thèse de Montesquieu sur la différence nord/sud est encore valable.
Les femmes s’habillent très libéralement, provocatrices, de mœurs légères, les corps lascifs s’affichent même dans la laideur comme dans les peintures de Lucien Freud.
La traduction espagnole de « attente » est « esperanza », cela veut dire garder espoir. Dans l’attente il y a toujours un K derrière la porte de la loi. L’attente pour la réservation du transport bus interville Viazul est pareil au bureau d’immigration. Je ne dirais pas qu’il faut camper pour avoir une place mais l’esprit est là.
A la gare routière nationale de la Havane, Viazul bus a je pense le monopole au niveau national, j’arrive une femme d’accueil m’indique qu’il faut monter au premier étage, je monte, m’insère dans une petite queue, à l’arrivé de la queue, on m’indique que c’est pas encore moi, je suis derrière une vingtaine de personnes qui attendent assises, au moins 2h. Il y a deux caisses mais une seule est ouverte. Je fais mes 2h assis comme les autres, en arrivant une vieille tout en mâchant du chewing-gum me dépasse et me dit en cubain ce qui ressemble qu’elle est devant moi, j’essai de me défendre avec les miettes d’espagnol que j’ai, un vieux intervient pour calmer l’atmosphère et m’explique aimablement en anglais qu’ici quand on fait la queue il faut toujours demander qui est le dernier puis on passe derrière cette personne. Je m’adapte au coutume locale.
La caissière a été correcte, je lui ai donné un papier écrit d’avance mes itinéraires, la date, le nombre de personne et l’horaire, elle m’a bien compris, me montre le montant sur une calculatrice, je paie et ça c’est fait en 5min alors que j’ai fais 2h de queue.
Souvent les gens mauvais sont compensés par des bons.
Le bus Viazul est plein tous les fois que j’ai pris, alors même que le service est très critiqué par presque tous les touristes usagés, cela montre la bonne forme de ce secteur, mais aussi le monopole car peu importe la dégradation du service les gens le prendront quand même, sinon il faudrait payer le double du prix du taxi collectivo. Je dirais 70% d’utilisateurs de bus et 30% taxi collectivo. Et il arrive souvent que le bus même plein prenne quelques passagers locaux sur le chemin, à l’intérieur ils s’assoient au milieu du passage.
Le transport ferroviaire est laissé à l’abondant dans tout le pays. C’est un coût que le pays ne peut pas supporter, les ressources propres de matières premières en minerais insuffisantes, l’importation du fer et métal trop limité. Comme la croissance est presque absente depuis plus d’un demi-siècle, il n’y a pas de blocage structurelle, les moyens de transport existants suffisent à son fonctionnement. Le transport routier est le principal, puis maritime et aérien mais lors de mes voyages intervilles peu de voiture circulait sur le réseau autoroutier, la qualité du réseau est correcte. Le prix des magasins des aires de repos est toujours en CUC alignant sur le pouvoir d’achat des touristes.
Un magasin de toilettage pour chien à Cienfuego, nombreux salons de manucure, beaucoup de coiffeurs de rue, vendeur d’ails, de tomates, de bananes, de citrouille, citrons, choux, des biscuits secs, sur des chariots de fortune, des marchands bricoleurs, crie au passage des rues. Le métier le plus improvisé et le plus courant est sans doute taxi, deux roues, trois ou quatre roues, avec option guide touristique, beaucoup vous propose dans la rue de vous transporter à bas prix.
Des vendeurs de sac plastique à la sortie de supermarché, vendeurs de chewing-gum. On dirait que n’importe quel particulier peut se faire commerçant sur un ou deux produits, du coup tout le monde est un peu commerçant et acheteur.
Des chiens et chats errants dans toutes les grandes villes
Location de vélo dans une casa particular à Vinales, je demande un lock de sécurité pour éviter de se faire voler, la propriétaire ne comprend pas d’abord ma demande, puis une fois comprise elle en rit, je demande pourquoi, elle me répond que c’est pas la peine ici, je peux le laisser où je veux personne ne volera ni même pensera à me voler. J’ai fais comme elle a dit, le vélo a gardé toute son intégrité durant un jour entier de location. Preuve que l’inégalité est faible par rapport aux pays où les vélos peuvent être volés. C’est un pays pauvre, car dans un pays riche et inégalitaire, même si l’état est beaucoup plus puissant pour protéger le particulier et ses biens, le vol d’objets à faible valeur est inévitable.
Inégalité de développement d’une ville à une autre car A la Havane et à Trinidad la location de vélo est toujours accompagné d’un lock de protection contre le vol.
Vinales petite ville au milieu des plantations de tabac, élargissement touristique à son centre, une rue principale bordée de bar-restaurants et casa particulars, se trouve également la place principale crache du son jour et nuit par une enceinte rectangulaire à taille hommaine. Le soir une partie de la rue est fermée à la circulation automobile, des petits comptoirs mobiles s’installent en moins de deux pour servir des cocktails de rum, sandwich barbecue et autres fast-food, trois à quatre voitures de police surveillent.
À Vinales la nuit est très bruyante à cause des grosses basses utilisées sur la place principale, depuis la source elles couvrent un large périmètre sur toute la ville et même en dehors des fermes limitrophes. Les champs des tabacs sont comme bercés et fermentés par ces ondes mourantes. Sur la nicotine une photosynthèse de la lune.
Le free Wifi dans les bars restaurant à Vinales est limité, débit faible, arrêt automatique une demi-heure, il faut reconsommer. Donc le free wifi est tellement conditionné qu’il revient moins cher d’acheter une carte wifi.
Après toute une journée de promenade à la Havane, je me dis que même si la voiture n’est pas démocratisée comme en occident puisque la voiture coûte cher et est objet de richesse donc peu de personne en possède à Cuba. Ici la pollution m’affecte beaucoup plus qu’en France, l’odeur d’essence sur le bitume omniprésente, les voitures vomissent du gaz, la fumée noire visible derrière presque toutes les voitures colore le bitume et la ville. Ce sont des voitures neuves et luisantes mais leur moteur dissimule des épaves vieilles de plus d’un demi siècle. Ces carosses ne sont pas des vieilles femmes retouchées mais des cadavres qu’on a ramené à la vie. Leur consommation et pollution est aussi extravagante que leur robe. Il y a peut-être cent fois moins de voiture qu’en France mais elles polluent mille fois plus.
J’ai comme dans mes souvenirs qu’à la Havane le bitume est coloré en noir par les paux d’échappement. Mais en revenant une deuxième fois après avoir visiter les autres villes, c’est l’odeur qui m’a fais penser alors que le bitume n’est pas vraiment noir.
La marque chinoise Yutong très présente pour les camions et bus privés et étatiques. L’avantage de la Chine de n’être pas dans l’interdépendance économique et commerciale avec les EU lui donne la possibilité de créer des liens commerciaux sans la dictature des EU. Les européens sont piégés par ses accords commerciaux. Il serait peut-être temps de se refaire une relation, faire jouer la concurrence des deux puissances pour assainir son ancient partenaire.
J’entends souvent que le temps est figé depuis les années 50 comme si Cuba dans cette affirmation est déterminée par les voitures américaines et son architecture. Mais si on prenait cette même qualification, Paris serait déterminée par son architecture et serait figée par le changement urbain du baron Hausseman et donc son temps s’est arrêté au 19e siècle. Même si elles cachent des moteurs plus contemporains leur carrosse ont une esthétique socialiste.
Dans un fast-food de comptoir la vendeuse refuse de me vendre le jus de fruit que j’ai insisté plusieurs fois mais finalement j’ai laissé tomber, peut-être une différence sur la relation étrangère.
Une autre fois à la banque de change je faisait la queue, le gardien me faisait entrer en passant devant tous les cubains.
la nourriture est tellement précieuse qu’il y a souvent une balance pour peser les grammes comme dans un sandwicherie ou dans des étales.
Je crois qu’ici le mauvais état économique fait que 1 personne nourrie 100 personne alors qu’en occident 1 personne nourrit 1000 personnes. Les chiffres ne sont pas justes mais la proportion est proche de la réalité. Ce qui laisse aux autres personnes de développer les autres industries humaines, culture, technologie, sport, art, loisir, divertissement.
Uniforme obligatoire des écoliers, éducation stricte et autoritaire.
L’insécurité d’un pays est proportionnelle à son état d’inégalité, puis le degré de vertu et de corruption de son régime politique. Un pays comme Cuba n’a que peu d’inégalité de par son système et sa condition économique mais sa république est corrompue, l’inverse d’un pays d’occident, c’est l’inégalité sociale et économique mais sa république est moins corrompue.
Sur les comptoirs de restauration locaux, comme l’hygiène n’est pas toujours respectée et parfois mauvaise, il faut s’habituer à côtoyer les mouches. Si vous êtes seul et que vous n’avez pas de conversation vous pouvez toujours les écouter voler. Ecouter des mouches, Socrate dissertait sur le saut de puce, lui mettre de la cire comme soulier puis mesurer la distance des traces laissées par la cire entre le point d’appuis et le point d’arrivé. En voilà une transition pour calculer la vitesse de la mouche.
Dans les boulangeries et pâtisseries il faut toujours avoir sur soi un sac plastique ou du papier mouchoir car la personne vous servira presque toujours le produit sur vos mains si vous n’avez rien, c’est la raison pour laquelle il y a parfois à la sortie une personne qui vends des sacs plastiques.
J’oublie souvent comment c’est agréable de se poser même toute une journée sur la terrasse d’une casa particular, voyager à l’étranger m’incite à marcher dans des lieux inconnus, mais prendre le temps de se poser sur une terre étrangère est aussi une chose plaisante car le lieu même est différent de chez soi, la situation géographique, les différents meubles disposés d’une autre manière, le lit, la salle de bain, le chien de compagnie, le chat.
Dans mes écrits il se pourrait qu’il y ait plus de laids que de beaux. Il y a des deux, j’y vais parce que j’aime découvrir l’inconnu peu importe le laid et le beau, l’inconnu est le compagnon de voyage. Observer et décrire le nouveau et le nouveau peut être beau et laid, beau ou laid. D’ailleurs la beauté est subjective, mais cette subjectivité est aussi relative car la beauté a de l’universalité.
Des personnes se promènent avec un moineau dans une cage, loisir très Chine antique.
Des jeunes se promènent avec de la musique en bandoulière ou en sac à dos.
Le jeu de domino un substitut aux jeux de carte.
Le rationnement de nourriture d’une grande partie de la population crée des groupements de personnes où on sent la tension, une possibilité de débordement. Il y a bien une ou deux voitures de police pour encadrer certains mais je doute que ce soit suffisant si les choses venaient à dégénérer.
A Trinidad il y a des touristes coréens, japonais, même un groupe de retraités taïwanais. En louant un vélo pour aller dans les profondeurs, un vendeur de comptoir me demande d’où je viens ? Japonais où coréen ? Je lui répond français, il commence à rire en débitant dans sa langue une petite tirade puis me fait les yeux bridés avec ses mains et se tue, moi je continue de manger le pain au jambon.
Pendant le voyage je me réveil tôt vers 6h, c’est même plus tôt que le soleil qui lui est vers 7h, pour lire, écrire, promener. Alors qu’à Paris c’est en moyenne 9h, après je ne peux pas rester couché plus longtemps car même si je voulais, mon dos, ma colonne vertébrale me fait trop mal.
L’embargo arbitraire américain fait la pauvreté de la nation, voici l’exemple de non mondialisation, Cuba manque de nourriture, ses relations commerciales se limitent avec l’amérique du sud historiquement communiste, et d’autres pays que les EU ne tiennent pas en obéissance comme la Chine et la Russie. Ainsi les pays de l’amérique du sud qui entretiennent des relations économiques étroites avec les États-unis donc des pays capitalistes sont contraints de limiter leurs échanges économiques sous peines de sanction. Les échanges avec l’extérieur sont limités, les EU tiennent en interdépendance les autres pays par l’instrumentalisation, le détournement partiel du multilatéralisme.
Pénurie d’eau non potable, électricité, essence, tout ce qui est énergie. L’avantage de vivre dans le passé c’est qu’il est condamné à être écologique. Le paradoxe est que c’est celui qui recherche le moins l’écoresponsabilité qui est le plus responsable. Ils n’ont pas besoin d’avoir conscience parce qu’ils ne le produisent presque pas.
Le superflu manque, le nécessaire est à peine comblé, donc rarement gâché. Dans les pays riches les précautions d’hygiène résultent des gâchis dans la nourriture mais ici, la nourriture prévaut l’hygiène, tout de même dans une condition raisonnable.
Ce n’est pas un pays qui s’est auto fermé pour vivre en autarcie mais fermé par les EU, à la différence du Japon féodal qui voulais l’autarcie mais les EU l’a ouvert par la force. La Chine voulait fermer mais contrainte d’ouvrir les comptoirs étrangers.
Les informations recueillies avant départ sur internet des particuliers jeunes qui ont raconté leur expérience de Cuba sont parfois fausses, j’ai lu qu’il n’y a pas de négociation de prix à Cuba contrairement à l’Asie or c’est faux, la négociation est aussi fréquente que partout ailleurs au même stade de développement. Sur YouTube une fille donnait des conseils après avoir séjourné à Cuba, elle informait qu’à Cuba les gens ne négociaient pas comme en Asie, personnellement après avoir passé une semaine à Cuba les prix se négocient pareils qu’en Asie, les mêmes baratinages entre acheteur et vendeur, ma deuxième semaine confirme cet état de fait.
Souvent dans la rue des personnes en excès de poids, c’est le contraire des EU qui mangent excessivement gras alors qu’ici beaucoup de personnes sont alimentées avec des tickets de rationnement, donc peu de nourriture.
La nuit, pas vraiment d’animation à part une zone touristique limité au centre, dans les autres quartiers les gens s’installent souvent sur le palier de leur maison pour discuter, jouer au domino ou écouter de la musique. La présence de réverbères est partielle, donc dans certaines rues un peu éloignées du centre la lumière est presque absente. Je ne sens pas vraiment en insécurité parce qu’il y a toujours un ou deux passants comme moi.
Il est clair qu’il y a plus de noir que de blanc mais j’ai lu que le racisme existe car les noirs sont peu représentés dans la direction du pays. Les monuments érigés sont tous des blancs, Jose Marti fondateur de l’indépendance, Fidel Castro et Che Guevara révolutionnaires qui ont libéré le pays de la dictature de Fulgencio Batista. Ce n’est pas la représentation politique de la majorité éthnique, mais le régime politique se veut la représentation de la majorité d’une classe sociale.
La recharge portable pour accéder à internet qui dure 1h, dure en réalité un peu plus d’une demi-heure, après une deuxième connexion est impossible, on se dit que c’est la recharge qui a un problème mais en fait la recharge a été consommé. Vous verrez que si vous essayez avec une nouvelle carte ça remarche de nouveau.
Le propriétaire d’une casa particular me disait que la taxation dans les hôtels ou casa particular est lourd car en passant par Airbnb le prix est de 10 CUC alors que si on va sur un site cubain ou directement à l’hôtel ou casa particular le prix est de 15 CUC donc 50% plus cher. A moins que l’information est à prendre avec du recule.
Concernant le transport d’une ville à une autre, le bus Viazul est le plus pratique et moins cher alors que le taxi collectivo n’est pas un peu plus cher selon les internautes mais le double du prix. Exemple de la Havane à Vinales, il y a 3 bus par jour, durée environ 4h, prix, 12 CUC. En taxi collectivos, il y a autant que le nombre de taxi collectivos c’est-à-dire beaucoup, on peut les trouver aux abords d’un terminal de bus ou demander à la casa particular, durée environ 2h30, prix 25 CUC (avec une bonne négociation certain peut accorder 20 CUC), c’est une voiture de tourisme avec au maximum 4 passagers. La patronne de l’hôtel m’a fait 25 CUC avec la voiture arrivant devant l’hôtel, pas moyen de descendre le prix, je crois qu’elle doit toucher une commission, j’ai pris celui-ci parce que je me sentais plus rassuré par la confiance qu’elle a installé en moi.
Il y a quand même quelques inconvénients au bus qui font que pas mal de touristes se dirigent vers le taxi collectivos, le principal est l’achat du billet, l’attente est en moyenne 1h30 dont la qualité de service est médiocre, l’enregistrement 1h avant départ où on est contraint à refaire la queue dans les grandes villes touristiques connues tel Cienfuego, certains sièges du bus sont en mauvais état, il y a des sièges où il y a plus d’espace et d’autres moins, enfin la climatisation fonctionne mal, il faut s’attendre à un peu de chaleur, lors de mon passage Cienfuego à Trinidad des touristes se sont plaints à voix basse entre eux. Les gens se plaignent mais ces inconvénients ne sont rien d’insupportable, je suis même sûre qu’il y a plus de personnes qui prennent le bus que le taxi collectivos.
On me demande de pointer 1h d’avance à tous les départs. Mon départ de Vinales à Cienfuego était à 6h30 du matin, je suis venu à 5h30 mais le bus n’est parti qu’à 6h45, donc 15min en retard. De Cienfuego à Trinidad on est parti 30min en retard à cause d’un problème informatique qui à empêcher le check in (un jour avant, panne d’électricité aucune réservation n’était possible), du coup ça s’était fait à la main avec papier et stylo bille.
Trajet Trinidad à La Havane 25 CUC environ 4h, seul trajet où l’étiquetage du bagage est payé 1 CUC. Certains sur internet et des passagers du bus parlent d’abus car le transport dans d’autres villes n’est pas payant, une sorte d’hasard arbitraire, d’ailleurs cet étiquetage se fait en 5 secondes sans effort.
Souvent des impondérables, la seule arme pour lutter est de muscler sa patience…et prier pour ne pas perdre espoir, la religiosité retrouvée, même pour les athées il faut se convertir au stoïcisme, quoique vous fassiez à la recherche d’une solution alternative il y aura plus d’inconvénient que d’avantage.
J’ai loué un vélo à ma casa pour 5 CUC la journée, c’est moitié moins qu’à Vinales. De Trinidad centre à Topes de Collantes, un parcours de 40km à vélo, des vallées penteuses en dents de scies, 5h d’efforts avec des arrêts, deux petites bouteilles d’eau sur moi, j’ai l’impression que la peur psychologique du manque d’eau est plus importante que le manque d’eau réelle, que la peur est plus consommatrice d’eau que l’effort physique, et cette peur me déshydrate de l’intérieur comme un cercle vicieux.
Je vais leur fâcher mais leur musique c’est toujours du Chan Chan, les mêmes sons, rythmes, voix du chanteur aiguë, nasillarde, feutrée, ils ne se lasse jamais de la même chose, la variation d’un iota suffit à les transporter dans d’autres mondes.
L’avant dernier jour à la Havane je me suis foulé la cheville à Fort El Morro, j’ai voulu prendre un raccourci en faisant un saut, la hauteur était plus haute à mon estimation d’avant saut, durant le saut j’ai crue que je n’allais jamais atterrir, perdant la mesure de l’atterrissage, je prépara l’amortie alors que j’étais encore en l’air, au moment du contact avec le sol je ne fut plus en condition d’amortie, les muscles des jambes et des pieds avaient déjà desserré. Le poids du sac-à-dos me tira en arrière, je chutai avec un temps d’écart d’une seconde en retard par rapport à mon estimation mentale, la main droite occupée par le téléphone, en l’air tout est déséquilibré, perte de contrôle, la peur m’envahit juste avant le contact du sol. Conséquence douloureuse où la majorité du poids est tombée sur le talon et cheville droit. Traumatisme du talon et écrasement de l’articulation de la cheville, gonflement à la partie interne, inflammation, gonflement et changement de couleur.
La réalité de l’affaiblissement physique n’a pas suivit en la croyance en mes capacités. En un mot j’ai fais l’idiot, l’impétuosité de la jeunesse vous rattrape quand votre physique montre encore ses forces. Une heure à boiter pour rentrer dans ma casa. Lamentable. Le voyage des jours suivants seront gâchés par le temps de convalescence. Toutes mes pensées sont attirées par cette chute qui n’aurait pas dû se produire, ma tête est corrompue par l’enchaînement des causes qui ont conduit l’inévitable. Il y avait une infinité de possibilité de l’éviter or un seul cas s’est produit.
La vie d’handicapé ne passe pas, malgré la lecture, le jeu, des exercices physiques des membres supérieurs. Les besoins de la vie quotidienne me rappellent que je porte mon pied droit tel un boulet, voilà ce que devient un membre quand il est inutile. Trahis par son membre, c’est pire que d’être trahis par son sang. C’est une prison sans barreaux parce que les capacités de déplacement sont limitées.
Productivité péripatéticienne n’est plus possible. En fait LREM péripatéticiens ou péripatéticiennes ? Les deux dans le sens de la marche.
Sommeil profond après des pensées absurde de retour en arrière pour éviter la chute. Rêve sur Mrs Dalloway de V. Wolf, pourquoi faut-il absolument mettre à mort un personnage ? Pour que les autres prennent plus conscience de la vie. Je crois que ce rêve parle de ma jambe, lui donner plus de valeur, alors que je ne faisais pas attention, comme chose acquise, normale. Trouver dans la normalité des qualités insoupçonnées, la jouissance normale, l’extraordinaire normalité. Voix de la sagesse nocturne.
Planification de l’itinéraire depuis la casa à l’aéroport, la difficulté est de porter le grand sac-à-dos pendant trois minutes sur la grande Avenue Salvador Allende pour prendre un BiciTaxi jusqu’au parque El Curita et prendre le bus directement à l’aéroport.
L’exécution est bien différente, après avoir demandé le prix du BiciTaxi 3 CUC (3€) pour 1,1 km, comme j’ai trouvé cher et puis le sac-à-dos s’avère supportable pour le trajet, je fais donc à pied.
Depuis la Havane j’ai pris l’omnibus P12 au parc El Curita en plein centre-ville pour aller à l’aéroport, pas cher du tout seulement 1CUP ça fait 0,04 € autant dire gratuit. C’est bondé alors qu’on est mardi 13h15. L’entrée se fait en tête et deux portes de sortie arrière, un gardien pour prendre les paiements et la régulation.
Avant la montée depuis l’extérieur il y a bien une discipline de la queue mais quand ça remplit et que ça devient complet, la désorganisation s’installe, on commence par les paroles puis bousculades. Indisciplinés, des gens profitent pour s’infiltrer au dernier moment aux portes arrières sans surveillance et fonctionnant mal, à l’intérieur le placement de départ est primordial sinon être ceinture noir, jouer du pugilat pour sortir du bus à l’arrêt de sa station, réussir ou pas à sortir du bus c’est tout un film d’action. Des regards aux contacts virils, il fait tellement chaud que même les fenêtres ouvertes ne nous empêchent pas de suer, pas de pitié pour le sexe faible ni les vieilles, leurs cris n’y peuvent rien. Il faut jouer de tous ses membres pour se libérer des lianes de la foule. Il n’y a qu’à la sortie de la ville que le bus se vide un peu. Une fois arrivé il faut prendre un autre bus d’un arrêt pour s’approcher de l’aéroport puis à la sortie marcher 10 minutes pour enfin prendre l’avion pour México.
